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Effets économiques et agronomiques de la gouvernance des chaînes de valeur alimentaires : application aux céréales en Afrique de l’Ouest (VALCHAIN)

La sécurité alimentaire des ménages africains est fortement affectée par les changements de politiques mais aussi par les évolutions de la gouvernance privée des chaînes de valeur alimentaires : les investissements d’opérateurs privés dans la transformation, la contractualisation, et parfois l’accaparement foncier sont croissants et soutenus par les politiques publiques.

Date de début du projet

01/01/2015

Date de fin du projet

31/12/2016

Objectifs

L’objectif du projet VALCAHIN est d’évaluer l’effet de différents types de gouvernance privée et publique des chaînes de valeur alimentaires sur différents niveaux de performance : la sécurité alimentaire au niveau des ménages producteurs et consommateurs ; la durabilité des pratiques agricoles, en termes de reproduction de la fertilité des sols ; les inégalités d’accès au foncier. L'originalité et la valeur ajoutée du projet est la construction d’un cadre conceptuel qui manie les 3 formes de gouvernance, des aspects de sécurité alimentaire et de durabilité. L'intérêt et la généricité réside dans le fait d'identifier des chemins d'impacts entre ces différents aspects.

Localisation

Sénégal

Description

Le cadre d’analyse combine trois niveaux de gouvernance : les politiques publiques (influencées par des expériences et des idées qu’il s’agit de déconstruire) ; la gouvernance privée dans les chaînes de valeur en intégration croissante, entre le marché, le contrat et la gestion salariale; la gouvernance territoriale, avec des conflits d’intérêt autour du foncier. Ces formes de gouvernance –combinées- influencent l’accès aux aliments par leurs effets sur les coûts, les prix, les revenus, la disponibilité, et la qualité des produits; et également sur la gestion de la fertilité des sols. Par exemple, l’effet de la production à grande échelle d’une entreprise qui intègre production, transformation et commerce, sur la durabilité des pratiques agricoles peut être négatif s’il va de pair avec une intensification en termes d’apport d’intrants, une spécialisation des productions et une exclusion du pastoralisme ; mais certaines entreprises au contraire peuvent être intéressées par l’investissement dans des pratiques agro-écologiques.

Partenaires

Cirad, France

ISRA-BAME et Université Gaston Berger, Sénégal

Equipes

P. Moustier (Cirad-UMR MOÏSA) : Economie des filières

G. Soulier (Cirad-UMR MOÏSA) : Economie des filières

E. Scopel (Cirad-UR AÏDA) : Intensification durable

J. Bourgoin (Cirad- UMR TETIS/ISRA BAME) : Dynamiques foncières

Ba (UGB- Gestes) : Sociologie du foncier

Financement

GloFood (INRA, CIRAD)

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